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L'événement

Ouverture de l'hôtel de Cabrières-Sabatier d'Espeyran

Salon vert - Hôtel de Cabrières-Sabatier d'Espeyran © Musée Fabre de Montpellier Agglomération - cliché F. Jaulmes

Dans le prolongement de la modernisation et de l'extension du musée Fabre, l'hôtel de Cabrières-Sabatier d'Espeyran accueille, à partir du 6 février 2010, le nouveau département des arts décoratifs du musée. Cette demeure historique permet de découvrir les cadres de vie des sociétés bourgeoises et aristocratiques des XVIIIe et XIXe siècles. Dans les décors entièrement restaurés de ses salons, l'hôtel dévoile une collection de mobilier remarquable ainsi qu'un fonds de céramiques et de pièces d'orfèvrerie. L'ensemble de la collection est installé dans ces intérieurs fidèlement reconstitués.

Historique du lieu

L'hôtel de Cabrières-Sabatier d'Espeyran construit en 1874-1875 pour le comte Charles Despous de Paul, membre de la haute-société montpelliéraine, fut légué par ses descendants, les Sabatier d'Espeyran, à la ville de Montpellier en 1967. Ce bâtiment sert aujourd'hui d'écrin à la collection d'arts décoratifs du musée Fabre, constituée en majeure partie des meubles et objets provenant de la généreuse donation de Mme Sabatier d'Espeyran.

Les travaux de réhabilitation

L'hôtel de Cabrières-Sabatier d'Espeyran a fermé ses portes au public e, 2003, suite à un important dégât des eaux dont furent victimes les collections. D'importantes interventions de restauration ont été nécessaires afin de préserver ce précieux patrimoine : jusqu'en mars 2005, inventaire, recollement et conservation préventive des collections ; à l'automne 2005, traitement des collections par anoxie dynamique ; en 2007, démarrage des la campagne de restauration et retour des collections à Montpellier ; 2008-2009 : poursuite et fin des travaux de réhabilitation.

Un musée de proximité

La muséographie choisie conserve l'atmosphère intimiste du lieu, conduisant le visiteur de salle en salle.

- au rez-de-chaussée, un nouvel espace dévolu à l'art de la céramique et de l'orfèvrerie,
- au 1er étage, les appartements d'origine du comte Charles Despous de Paul, datant de la seconde moitié du XIXe siècle,
- au 2e étage, des ensembles reconstitués de mobilier et objets d'arts du XVIIIe siècle.

Des audioguides, des fiches de salles et un plan d'orientation sont mis à disposition du public.

Un programme multimedia ambitieux pour accompagner le visiteur

Un système de guide multimedia (PDA) est mis à disposition pour favoriser l'accès à l'information de tous les publics.

Le salon d'interprétation, lieu d'information pédagogique :
- ordinateurs en libre-accès à des modules ludiques, des films et aux bases de données des oeuvres
- documentation : catalogues, guides et ouvrages dédiés aux Arts décoratifs.



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Arts décoratifs 414,88 kB

D'autres informations

Yoshitaka Amano à Montpellier (avril 2009)

Amano, Bénédiction © D.R.

Exceptionnellement, le musée Fabre de Montpellier Agglomération accueille une exposition d’œuvres du japonais Yoshitaka Amano, en partenariat avec Shibuya International. Artiste-peintre, il a participé à la création de dessins animés (dont Maya l’abeille) et à l’illustration de romans japonais. Il est mondialement connu pour être le « character designer » du jeu vidéo Final Fantasy ». A l’occasion de l’ouverture d’une nouvelle formation dédiée au Jeu Video au centre de formation Objectif 3D à Montpellier, dix estampes venues du Japon et huit croquis originaux (notamment de Final Fantasy) seront présentés dans les ateliers éducatifs du Musée Fabre de Montpellier Agglomération du 6 avril au 17 avril 2009. Entrée libre. Yoshitaka Amano sera également en conférence le mardi 7 Avril à partir de 18h à la Médiathèque Centrale Emile Zola - Montpellier Agglomération sur le thème «La créativité au service du Jeu Vidéo». En savoir plus : http://www.objectif3d.com/amano/exposition.html Video :



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Yoshitaka Amano 302,20 kB

Courbet : l'exposition-événement (juin 2008)

Parcours moderne © Musée Fabre / Montpellier Agglomération

Après un immense succès public et critique au Grand Palais à Paris, puis un passage au Metropolitan Museum of Art de New York, la grande rétrospective Gustave Courbet est présentée au musée Fabre de Montpellier Agglomération du 14 juin au 28 septembre 2008.

Cette exposition sans égale, attendue depuis trente ans, réunit un ensemble considérable d'oeuvres, tant par leur nombre (plus d'une centaine) que par leur qualité. Elle rend hommage à l'un des plus grands artistes français, dont l'oeuvre reste une référence inépuisable.

Dans le cadre de l'exposition, deux parcours d'audioguides ont été conçus, l'un rassemblant les commentaires d'oeuvres choisies (42 notices en français et en anglais) et l'autre rassemblant des extraits de la correspondance de Courbet en rapport avec les oeuvres exposées.

C'est l'occasion aussi pour Montpellier Agglomération de valoriser son patrimoine naturel et artistique grâce à la Route Courbet. Ce projet unique permet à chaque visiteur de découvrir, sur les traces de l'artiste, les paysages qu'il a peint de Villetelle à Sète. Une signalétique particulière est mise en place sur chacune des étapes.

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La réouverture du musée Fabre (février 2007)

Le Hall Buren, Musée Fabre © Musée Fabre / Montpellier Agglomération

L’âme du lieu retrouvée

Le projet de rénovation du musée de Montpellier, lancé en 2002 par Georges Frêche, alors maire de la ville, sera conduit jusqu'en 2007 par Montpellier Agglomération, dont le musée Fabre est devenu un des équipements culturels phares.

Radicalement restructuré, le musée Fabre offre 9 200 m2 au service d’une vision contemporaine de ce que peut être un musée, à savoir un lieu de découverte, d’échanges, d’approfondissement des connaissances, de recherche, mais avant tout un lieu d’émotion face à un patrimoine artistique d’une exceptionnelle diversité. Pour cela, il se veut fonctionnel, logique, innovant mais surtout confortable et élégant afin de créer une atmosphère d’intimité propre à la contemplation.

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La donation Pierre et Colette Soulages (décembre 2005)

La donation Pierre et Colette Soulages © Musée Fabre / Montpellier Agglomération

Avec la donation de vingt toiles réparties sur une cinquantaine d’années, de 1951 à 2005, et une douzaine de dépôts, la collection Pierre et Colette Soulages au musée Fabre de Montpellier constitue un ensemble unique au monde qui, s’appuyant sur des œuvres exemplaires, donne à voir une œuvre essentielle pour l’art français du XXe siècle et la peinture en général. Selon la volonté du peintre, les deux salles qui lui sont consacrées ne sont pas ordonnées chronologiquement : «Je ne crois pas qu’une lecture linéaire soit valable en ce qui me concerne, dit-il, le tableau que je peins découle peut-être du précédent mais pas de façon systématique. Je travaille sans plan préétabli, ce n’est pas la toile que je viens de peindre qui me renseigne sur ce que je vais faire après.»

L’accrochage met en présence des tableaux qui se répondent, dans une œuvre qui progresse par boucles. Une phrase d’André Malraux, prononcée lors de la première rétrospective de l’artiste en 1967 au musée national d’art moderne, donne la clef de cette présentation : «Dans l’œuvre de tout artiste, il y a un tableau qui revient sans cesse, sous une forme différente, et ce tableau est très souvent la chose la plus significative de la démarche du peintre.»

Peu de choses sont nécessaires pour apprécier l’œuvre de Pierre Soulages, qui a toujours été hostile à toute interprétation de l’œuvre d’art. Anticipant sur L’œuvre ouverte de Umberto Eco (1962), il écrit : «Une peinture est une organisation, un ensemble de relations entre des formes (lignes, surfaces colorées) sur lequel viennent se faire et se défaire les sens qu’on lui prête.» Quelques années plus tard, il précise : «C’est le public seul qui décide de sa signification : telle est la liberté du spectateur.» Aussi, on se bornera à donner pour guide quelques clefs biographiques qui éclairent les sources de l’œuvre et la personnalité de l’artiste.