Aller au contenu  Aller au menu Général  Aller au menu secondaire  Aller à la recherche globale  Aller à la recherche de la rubrique 

Les grands parcours

Romantisme et classicisme

Romantisme et classicisme © Musée Fabre / Montpellier Agglomération

Le premier niveau du collège des Jésuites, installé en 1630 en lieu et place de la résidence urbaine de l'évêque de Maguelone, met en relief les tensions qui traversent la peinture française entre 1830 et 1850. Partagés entre des aspirations classiques (Ingres, Cabanel...) et l'expression du sentiment romantique (Delacroix, Géricault...), les peintres oscillent entre une technique lisse, au dessin précis et la libération des passions exprimée par la force des couleurs, entre l'histoire antique et l'histoire moderne (Monvoisin), entre le monde européen et un Orient idéalisé. La peinture de paysage, elle-même profondément renouvelée, se partage entre un goût pittoresque (Richard, Danvin) et l'expression d'une sensibilité nouvelle envers une nature humanisée et poétisée (Corot, Rousseau). Ces diverses aspirations sont particulièrement sensibles à travers la collection d'Alfred Bruyas (1821-1877), collectionneur aussi riche que passionné, qui consacra sa vie et sa fortune à soutenir l'art de son époque et constitua une galerie unique en son genre, qu'il destina au musée de sa ville natale.

Téléchargez les audioguides des chefs-d'oeuvre de cette section (attention le temps de téléchargement peut être de quelques minutes) :

Détail du parcours salle par salle

La modernité de 1850 à 1914

Parcours moderne © Musée Fabre / Montpellier Agglomération

Les salles 37 à 42 situées au second niveau du collège des Jésuites marquent une rupture franche avec la section précédente et explore l'émergence du monde moderne dans la peinture. Premier héros de cette révolution esthétique, Gustave Courbet (1819-1877) se consacre à une description sans fard du réel, et fait triompher l'expression d'une humanité profonde et vraie. Son amitié avec le collectionneur et mécène Alfred Bruyas vaut au musée Fabre un ensemble considérable de toiles, dont la Rencontre et les Baigneuses. Le peintre montpelliérain Frédéric Bazille (1841-1870) poursuit cette exploration du réel en jetant les bases d'une nouvelle peinture, l'impressionnisme.

Après les recherches de la fin du XIXe siècle, où le symbolisme restaure dans la peinture le spirituel et le mystère (Carrière...). Les avant-gardes du début du XXe siècle vont consacrer l'usage brutal et dynamique de la couleur (Matisse, Van Dongen, Delaunay, Dufy, Chabaud...) mise au service d'une sensibilité toute moderne, de contrastes violents qui annoncent les bouleversements de la première guerre mondiale.

Téléchargez les audioguides des chefs-d'oeuvre de cette section (attention le temps de téléchargement peut être de quelques minutes) :

Détail du parcours salle par salle

L'après guerre, entre figuration et abstraction

La question de la figuration revient sans cesse au cours du XXe siècle et se trouve ébranlée à la fois par les épisodes tragiques de l'histoire mondiale et la tentation de l'abstraction, phénomène majeur de la peinture moderne et contemporaine. Entre les deux guerres, l'art de Jean Hugo (1894-1984) exprime le malaise d'une époque mouvementée et la recherche d'une solution spirituelle salvatrice.

L'oeuvre du sculpteur Germaine Richier (1904-1959) questionne sans relâche l'identité humaine, ébranlée par la seconde guerre mondiale, scrutée jusque dans ses profondeurs et ses retranchements. L 'abstraction apparaît au XXe siècle comme une voie nouvelle permettant d'exprimer directement une modernité faite de vitesse, de passions et de sensations colorées. La seconde Ecole de Paris marque à l'issue de la seconde guerre mondiale le triomphe d'une génération de peintres (De Staël, Poliakoff, Vieira da Silva...) marqués par un usage lyrique et spontané de la couleur.

Téléchargez les audioguides des chefs-d'oeuvre de cette section (attention le temps de téléchargement peut être de quelques minutes) :

Détail du parcours salle par salle

Le renouveau de la peinture à l'époque contemporaine

Clément, Sans titre © Musée Fabre / Montpellier Agglomération

Simon Hantaï, peintre hongrois né en 1922, installé en France en 1948, imprime sur la peinture abstraite un tournant théorique décisif dans les années 60, en favorisant une pratique « à l'aveugle » issue du surréalisme. En utilisant le pliage comme méthode, il fait de la peinture un matériau nouveau qui ouvre la voie à de nouvelles pratiques.

Le groupe Supports / Surfaces (Viallat, Bioulès, Cane, Dezeuze..) reprend en 1969-1972 cette recherche et pousse aux limites la réflexion sur les constituants de la peinture, toiles, chassis couleur, corde...dont les capacités plastiques sont systématiquement explorées.

Téléchargez les audioguides des chefs-d'oeuvre de cette section (attention le temps de téléchargement peut être de quelques minutes) :

Détail du parcours salle par salle